encouragement cup of coffee

Thanks for sharing your mood

How to be the most encouraging person you know?

  • Encouragement looks like a smile.
  • Encouragement sounds like, “I noticed you did _________.  Thank you.”
  • Encouragement feels like a heartfelt pat on the shoulder.
  • Encouragement tastes like a warm cuppa while connecting with a colleague or friend.
  • Encouragement smells like sweat.  You did it!

Did you know?  We get encouraged by encouraging others.

Cover image by John Mark Smith on Unsplash

Muslims in prayer

Être un marginal dans la « Zone Interdite » de Paris

La semaine dernière j’ai été invitée à déjeuner dans la « Zone Interdite » de Paris et voici ce que j’ai tiré du fait de m’y sentir comme une étrangère, voire un marginale.

Mon Expérience de Marginale

Me voilà en train d’attendre devant un complexe de HLM au milieu de Saint Denis, la banlieue parisienne où Jawad Bendaoud a hébergé les terroristes qui ont pris d’assaut le Bataclan le 13 novembre 2015, des attaquants qui ont tué 130 fans de musique et blessé 413 autres personnes.

EQUIPER DES DELINQUANTS MINEURS POUR QU’ILS CONTRIBUENT POSITIVEMENT

J’ai Ă©tĂ© invitĂ©e Ă  dĂ©jeuner au restaurant Taf & MaffĂ© pour me joindre au sept jeunes en dĂ©tention pour mineurs que je formais aux compĂ©tences sociales. Le dĂ©partement de justice de la ville m’embauche pour donner Ă  des jeunes rĂ©calcitrants des outils pour leur permettre de contribuer positivement Ă  la sociĂ©tĂ©. J’aime ces sessions d’échange authentique oĂą je grandis autant, voire plus, qu’eux. Ce dĂ©jeuner m’a ouvert les yeux et j’ai eu comme une rĂ©vĂ©lation.

UNE ETRANGERE BLANCHE, ANGLO-SAXONNE ET ROUSSE

En tant que femme blanche, grande, avec des cheveux roux flamboyants hérissés, il n’est pas rare que l’on me remarque dans une foule. Ici, entourée d’hommes originaires d’Afrique et du Moyen-Orient, certains vêtus de tuniques et de kufis (chapeau de prière), je ne paraissais clairement pas à ma place.

Je me sentais également déplacée. Je n’avais pas de repère. Je me considère comme une personne ouverte d’esprit et je pensais que je n’avais pas d’attente particulière. Pourtant, une fois en territoire inconnu, je me suis rendue compte que je cherchais des signes familiers. En particulier, j’essayais de trouver l’enseigne accueillante d’un restaurant et un menu clairement affiché pour m’attirer à l’intérieur. Il n’y avait rien de tout ça. Simplement un immeuble et des hommes. (J’ai vu deux femmes voilées, toutes les deux en train de faire le manche).

welcoming restaurant from outsider view
Mon attente peu réaliste

Un homme portant une tunique m’a indiqué l’intérieur de l’ensemble résidentiel et je suis entrée.

« MOSQUEE » D’EXTERIEUR

Une fois l’entrée passée, dans la cour du bâtiment, il y avait une véritable mosaïque de tapis colorés. Je n’avais pas réalisé que nous étions vendredi et que, pour les musulmans de Saint Denis, le moment de la prière commençait à 13h48. Il n’y avait pas assez de place à la mosquée donc « l’auberge » libérait de la place pour les croyants.

L’homme m’a indiqué d’aller un peu plus loin dans le couloir et je suis entrée dans une grande salle qui contenait des tables et des chaises ainsi que des personnes qui servaient de la nourriture depuis des marmites. Des regards interrogateurs se tournaient vers moi alors que j’examinais la pièce, je remarquais l’activité qui battait son plein et les chaises occupées. On ne m’attendait pas non plus ici, si bien que je suis restée à l’extérieur le temps que mon groupe me rejoigne.

Les jeunes ont fini par arriver et notre groupe a continué d’attendre (!), concentré sur le petit segment du passage réchauffé par le soleil. J’étais de plus en plus confuse, mais comme les jeunes étaient toujours calmes malgré un appétit grandissant, je suis aussi restée relativement détendue.

Notre salle à manger était en train d’être préparée.

LE REPAS EST SERVI

On nous a fait entrer dans une pièce de 20m² qui sert de bureau à une association en charge de l’intégration de réfugiés en France. Ils avaient mis les imprimantes et les photocopieuses sur le côté, empilé leurs papiers et déplacé les bureaux pour former une seule grande table. Encore une fois, je n’étais pas venue avec des attentes établies mais j’ai découvert que ce n’était pas ce que j’avais anticipé. Rétrospectivement, je me suis rendue compte que je m’attendais à un « Chez Samir », une sorte de version exotique de « Chez Sylvie ».

On a dégusté un repas savoureux, rassasiant et exotique, composé de jus de bissap (hibiscus), de poulet maffé (comme une paella africaine), de sauce chili bien piquante, et de dégué (un pudding de millet, aromatisé à la fleur d’oranger).

Même alors que tout le monde avait terminé de manger, nous n’avons pas bougé. Puisque j’animais la formation de l’après-midi, je devais respecter un timing précis. Pourtant, en tant qu’invitée, j’ai laissé les organisateurs gérer le rythme et ai décidé de ne pas chercher à tout contrôler, mais plutôt à apprécier leur compagnie et le moment présent.

ATTENDRE. PAS MON PROGRAMME. LE LEUR.

Puis une dizaine d’entre nous, peut-être même plus, ont été dirigés vers la porte, toujours sans aucun signe de mouvement, bercés par des bavardages. Enfin un des jeunes a dit « C’est l’heure ».

Pendant que nous mangions, la cour s’était remplie d’hommes venus pour la prière du midi. Le temps de la prière étant désormais fini, nous pouvions ouvrir les portes.

Nous avons rejoint la foule des croyants alors qu’ils sortaient dans la rue et retournaient à leurs activités.

J’ai beaucoup appris de ce moment où je me suis sentie comme une marginale.

Mes Leçons Tirées du Fait d’Avoir Eté une Marginale

OUVERTURE D’ESPRIT

J’ai (de nouveau) appris que l’ouverture d’esprit n’est pas un état que l’on atteint. C’est un voyage… qui va toujours plus loin.

En tant qu’Américaine blanche protestante mariée à un Français athéiste originaire des Antilles, je me considère comme ouverte d’esprit. Notre mariage n’aurait pas duré 27 ans si nous n’avions pas chacun fait d’importantes concessions pour et à l’autre.

Pourtant, un esprit ouvert ne peut pas être gagné et porté comme un badge de Scout que tout le monde peut admirer. Alors que je prenais conscience de ma surprise face à cet environnement inconnu, j’ai découvert des chemins d’ouverture d’esprit encore jamais empruntés et je suis parvenue à m’y avancée encore un peu plus loin.

BIAIS INCONSCIENTS

Il y a dix ans, peu de gens connaissaient les biais inconscients. Désormais, « les biais inconscients » est un terme que l’on entend beaucoup et que l’on comprend parfois.

Unconscious bias. Lots of outsiders
La croissance de la sensibilisation aux biais inconscients depuis 15 ans

Voici comment l’Université de Californie, San Francisco le définit.

« Les biais inconscients sont des stéréotypes sociaux qui concernent certains groupes de personnes que les individus forment en dehors de leur propre sensibilisation consciente. Tout le monde présente des croyances inconscientes au sujet de divers groupes sociaux et identitaires, et ces biais sont issus de notre tendance à organiser les mondes sociaux par catégorie.

Les biais inconscients sont bien plus fréquents que les préjugés délibérés et sont souvent incompatibles avec les valeurs choisies par une personne. Certains scénarios peuvent déclencher des attitudes et des croyances inconscientes. Par exemple, il se peut que les biais soient plus fréquents lorsque l’on fait plusieurs choses en même temps ou lorsque l’on travaille dans des délais serrés. »

Je le confesse, je pensais que je travaillais et que je déterrais (c’est-à-dire que j’éliminais) mes biais inconscients plutôt bien. Pourtant, lors de ma visite à Saint Denis, un quartier proche de chez moi géographiquement mais culturellement bien loin de ma norme, je n’ai cessé de me heurter à mes postulats.

Je m’attendais à ce que les restaurants aient des enseignes extérieures et à ce que les bâtiments accueillent des résidents, et non des croyants.

Globalement, e me suis rendue compte que nous (vous et moi incluse) avions un biais étrange qui consiste à penser que nous ne sommes pas biaisés ! Lol

EMPATHIE

Le meilleur moyen de gagner en empathie est de sortir de notre zone de confort.

L’empathie authentique vient du cœur. C’est du vécu. Ce n’est pas une pensée intellectualisée.

Seule sur le trottoir, je me suis sentie fragile, perdue sans mes repères. Prendre des initiatives demandait des efforts et semblait risqué. Alors que d’habitude je suis proactive, là j’ai attendu que les autres fassent le premier pas.

J’ai aperçu ce que ça faisait d’être exclue.

Dans le passé, face à la lenteur, la réactivité ou le manque de confiance en eux des autres, je répondais par « Allez. Passe à autre chose. ». Grâce à mon travail en collaboration constructive, j’ai appris à remplacer le jugement par des encouragements.

Je n’avais pas besoin de conseils à ce coin de rue. J’avais besoin que l’on m’infuse du courage et d’une présence bienveillante pour me donner de la force.

Des Formations Transformatrices

A Saint Denis, j’ai été embauchée pour ouvrir les yeux, les esprits, et même les cœurs de ces jeunes. A travers la formation d’un savoir-être et la construction de leur conscience de soi et des autres, nous avons créé du lien de manière constructive. Voici ce qu’ils ont répondu à la question « Avec quoi vous repartez ? » :

  • L’espoir
  • La motivation de trouver un travail
  • La confiance en soi

Ces jeunes ont également ouvert mes yeux, mon esprit et mon cœur. C’est ce que aime avec nos ateliers sur les outils de collaboration constructive. Au travers de jeux de rôle et d’activités de groupe, on crée un environnement sûr qui permet aux novices de sortir de leur zone de confort. Ils sont libres de rire d’eux-mêmes, de découvrir de nouvelles idées et de choisir comment et à quel point ils veulent progresser.

POUR VOTRE EQUIPE AUSSI

Apprenez-en plus sur ces formations pour dégager les meilleures performance et collaboration possibles au sein de vos équipes. Nous définissons notre programme de formation selon les besoins de votre organisation.

Cherchez-vous à instaurer une culture plus inclusive ? Nous aidons à construire la conscience de soi, l’empathie, et la confiance, qui sont les piliers pour développer un sentiment d’appartenance et de contribution.

Votre succès dépend de vos capacités à négocier ? Nous vous aidons, vous et votre équipe, à comprendre les perspectives d’autrui et à équilibrer les avantages de court et de long-terme pour que vous puissiez négocier des résultats créatifs, qui bénéficient à toutes les parties.

Vous désirez donner à votre équipe un élan de motivation ? Nous vous aidons à décomposer les barrières de communication et à construire des ponts relationnels pour que vos attentes soient claires, le progrès reconnu et le succès atteignable.

Restez en contact. Ensemble, transformons des difficultés en opportunités pour grandir.

Photo de couverture du site The Great Courses Daily
Photo du restaurant Chez Sylvain & Sylvie près de Bordeaux

Muslims in prayer

Being an Outsider in the Paris “No Go Zone”

Last week I was invited to lunch in the Paris “No Go Zone” and here is what I learned about being an outsider.

My Outsider Experience

There I was waiting in front of a low-income housing complex in the middle of St Denis, the Paris suburb where Jawad Bendaoud housed the terrorist attackers who stormed the Bataclan on November 13, 2015 and killed 130 music fans and wounded another 413 people.

Equiping Juvenile Delinquents to Contribute Positively

I was invited to lunch at the restaurant Taf & Maffé to join the seven youth in juvenile detention that I was training in social skills.  The town justice service hires me to give wayward youth tools to contribute positively to society.  I love these sessions of authentic exchange and where I grow as much or more as they do.  This lunch opened my eyes wide with discovery.

White Anglo-Saxon, Female, Red-Head Outsider

As a tall, white woman with spikey, bright red hair, I often stand out in a crowd.  Here, surrounded by men of African and Middle Eastern origin, some wearing tunics and prayer caps, I definitely looked out of place.

I felt displaced as well.  My bearings were off.  I consider myself open-minded and had thought I had no specific expectations.  Yet, standing alone in unknown territory, I realized I looked for familiar signs.  Specifically, I searched for the welcoming signboard of a restaurant and a clearly displayed menu to lure me in.  There was nothing of the sort.  Just a high rise and men.  (I saw two women in veils, both begging.)

welcoming restaurant from outsider view
My unrealistic expectation

A man in a tunic pointed me towards the inside of the housing complex and I went in.

Outdoor “Mosque”

Beyond the entrance, in the building’s courtyard, lay a patchwork of colorful rugs.  I had not integrated that we were Friday and that, for the Muslims in St Denis, prayer time began at 1:48 pm. There wasn’t enough space at the mosque, so the “inn” made room for the faithful.

The man pointed me further down a corridor and I walked into a large hall with tables and chairs and people serving out of industrial size cooking pots.  Questioning eyes observed me as I scrutinized the room, noticing the buzz of activity and the full chairs.  I was not expected here either, so I waited outside for my crowd.

The youth finally arrived AND our group kept waiting (!), huddled in the small segment of the sidewalk that basked in the sun.  My confusion grew, yet since the youth were calm-despite-hunger, I remained relaxed-enough too.

Our dining room was being prepared.

Lunch is Served

We were ushered into a 20m² room which served as the office of an association which integrates refugees into France.  They had moved the printers and photocopy machine to the side, stacked papers in piles, and moved the desks to form one large table.  Again, I had not come with set expectations yet discovered that this is not what I had anticipated!  In retrospect I realized I had expected a “Chez Samir,” something like an exotic version of “Chez Sylvie.”

We enjoyed a flavorful, filling, and exotic meal of bissap (hibiscus) juice, chicken maffé (like an African paella), HOT chili sauce, and dégué (millet grain pudding flavored with orange blossom).

Even when everyone had finished eating, we stayed put.  Since I was leading the afternoon training session for the youth, my eye was on the watch.  Yet, as a guest, I let the organizers set the rhythm and opted to let go of control and to enjoy the company and the moment.

Waiting.  Not my Schedule.  Theirs.

By now a group of ten or more of us were huddled in the doorway, with still no indication of movement and easy chit chat around.  Then one of the youths announced, “It’s time.”

While we were eating, the courtyard had filled with men for the mid-day prayer.  Prayer time was now completed; we could open the door.

We joined the crowd of worshipers as they flooded into the street and flowed on their way.

I grew from the experience of being an outsider.

My Take-Aways from being an Outsider

Open-Mindedness

I (re)learned that open-mind is not a state of being that one reaches.  It’s a journey…that goes deeper and deeper.

As a Protestant white American married to an atheist French man from West Indies descent, I think of myself as open-minded.   Our marriage would not have lasted twenty-seven years had we not each made considerable concessions to and for each other.

Yet an open-mind cannot be earned and worn as a Scout badge for public recognition.  As I acknowledged my surprised reactions to these unknown surroundings, I discovered untrod paths of open-mindedness and traveled further along the journey.

Unconscious Bias

A decade ago, few people were aware of unconscious biases.  Now, “unconscious bias” is an often-heard, sometimes-understood term.

Unconscious bias. Lots of outsiders
Growth in awareness of unconscious bias over 15 years

Here is how the University of California, San Francisco defines it.  

“Unconscious biases are social stereotypes about certain groups of people that individuals form outside their own conscious awareness. Everyone holds unconscious beliefs about various social and identity groups, and these biases stem from one’s tendency to organize social worlds by categorizing.

Unconscious bias is far more prevalent than conscious prejudice and often incompatible with one’s conscious values. Certain scenarios can activate unconscious attitudes and beliefs. For example, biases may be more prevalent when multi-tasking or working under time pressure.”

I confess, I had thought I was addressing and uncovering (a.k.a. eliminating) my unconscious biases fairly well.   Yet during my visit to Saint Denis, a neighborhood physically close to my home and yet culturally far removed from my norm, I kept bumping into my assumptions.

I expected restaurants to have outdoor signs and buildings to welcome residents, not worshipers.

Mostly, I realized that we (you and I included) have an uncanny bias towards thinking that we might be unbiased!  LOL

Empathy

The best way to grow in empathy is to get out of our comfort zone.

Authentic empathy comes from the heart.  It is experienced.  It is not an intellectual thought.

Alone on that sidewalk I felt insecure, with a loss of bearings.  Taking initiatives required effort and felt risky.  Instead of my usual proactive self, I waited for others to make the first move.

I caught a glimpse of what it feels like to be excluded.

In the past, I responded to other people’s slowness, reactivity, and lack of self-confidence with critique.  “C’mon.  Get over it.”  Thanks to my work in constructive collaboration, I have learned to replace judgement with encouragement.

I did not need advice on that street corner.  I needed courage poured into me and the strength that comes from a benevolent presence.

Transformative Trainings

In St Denis, I was hired to open these youths’ eyes, minds, and even hearts.  Through soft skills training and building their self-awareness and other-awareness, we connected constructively.  Here were their parting thoughts:

  • Hope
  • Motivation to look for a job
  • Confidence in myself

These youth also opened my eyes, mind, and heart.  That’s what I love about our workshops on constructive collaboration tools.  Through role plays and team activities we create a safe space for learners to step outside of their comfort zone.  They are free to laugh at themselves, to discover new insights, and to choose how and how much to grow.

For YOUR Team Too

Find out more about these trainings to bring out the best performance and collaboration from your teams.  We define our training program according to your organization’s needs.

Are you seeking to build a more inclusive culture?  We help build self-awareness, empathy, and trust which are pillars to developing a sense of belonging and contribution.

Your success depends upon negotiation skills?  We help you and your team understand other people’s perspectives and balance short- and long-term benefits so that you can negotiate creative outcomes where all parties gain.

You want to give your team a motivational boost?  We help you break down communication barriers and build relationship bridges so that expectations are clear, progress gets recognized, and success is achievable.

Be in touch.  It’s what we do:  transform difficulties into opportunities for growth.

SoSooper = from blooper to sooooo super!

Cover photo from The Great Courses Daily website
Restaurant photo is Chez Sylvain & Sylvie in Bordeaux region