Un article, “Pourquoi nous devrions être en désaccord plus au travail” par Amy Gallo, est récemment paru dans le Harvard Business Review et a reçu plus de 3500 likes sur LinkedIn et a généré 1400 commentaires. Le fond de l’article porte sur l’apprentissage et l’innovation qui est généré face aux opinions diverses.

N’aimeriez-vous pas que votre enfant contribue au progrès et à la créativité de la vie en famille aujourd’hui et, éventuellement, à son travail ?!

Le Désaccord dans la “Vraie Vie”

Cependant, pour beaucoup d’entre nous le désaccord est … désagréable !

Les parents (et les patrons) craignent le chaos. La mutinerie.  C’est à éviter à tout prix.

Dès le premier signe de désaccord, nous répondons en rajoutant encore plus de contrôle.

Contrôlez la colère et les émotions. Contrôlez les comportements des enfants. Contrôler soi-même.

Pourtant, nous nous sentons hors de contrôle … et sous une pression accrue, nous « petons les plombs, » ce qui est une indication claire de perte de contrôle.

Les Bienfaits du Désaccord

Dans l’article du HBR, Gallo indiquent que les patrons se réfugient derrière le contrôle également et elle les défie d’ouvrir la communication, voir même de permettre le désaccord, afin de pouvoir bénéficier de ses bienfaits :

  • De meilleures solutions
  • Une amélioration des relations
  • Plus de sentiment d’appartenance
  • Plus de bonheur

Parents, n’aimeriez-vous pas une famille avec des solutions plus intelligentes, des relations plus fortes, le sentiment d’appartenance et le bonheur? Bien sûr!

Un Exemple Pris du Quotidien

Imaginez ceci : Des matins sans stress !

Au lieu de se précipiter (et peut être se fâcher) pour partir à l’heure pour l’école, votre routine matinale familiale est devenue douce et joyeuse, GRÂCE aux difficultés que vous aviez avec votre enfant !

Avant : Parent et enfant étaient en désaccord sur la routine du matin. Maman voulait sortir rapidement. L’enfant traînait des pieds. Quelle est leur “stratégie” ?  Le parent fini par narguer son enfant à force de répéter les consignes. Personne s’amuse.

Nouvelle approche :

Pour ouvrir la communication, la famille a organisé un brainstorming pour réfléchir à d’autres manières de s’organiser le matin. Les enfants ont imaginé une solution farfelue qu’ils adorent et vous, les parents, n’auriez jamais imaginé: “Nous voulons une chanson amusante pour se réveiller.  Peux-tu nous chanter « Joyeuse Journée » sur la mélodie de « Joyeuses Anniversaire » ?!

Ça fonctionne !  Maintenant, le départ pour l’école se fait paisiblement ET dans les temps.

Les enfants sont tellement fiers d’avoir conçu ce nouveau plan ; ils savent que leurs idées sont entendues et valorisées. Le foyer est plus joyeux … grâce à un désaccord !

Comment rendre le désaccord positif ?

1. Commencez avec … VOUS

Quelle est votre attitude ?

Beaucoup de parents craignent le désaccord ; ils l’interprètent comme un signe d’échec.

Réexaminons cela.

Voulez-vous vraiment que vos enfants pensent exactement comme vous ? Comment pourront-ils évoluer dans leur temps et contribuer à la société de demain de manière positive ?

Recadrez

Essayez de recadrer. Un désaccord respectueux signifie que vous avez appris à votre enfant à réfléchir par lui-même ! FÉLICITATIONS !

Évitez de prendre le désaccord personnellement

Les enfants se développent en poussant contre les limites. C’est leur travail pour grandir.

De plus, il y a tant de choses à découvrir à travers le regard des enfants. Physiquement et littéralement, ils voient le monde sous un autre angle.

À quoi ressemble votre cuisine à un enfant de trois ans qui ne peut atteindre le haut du comptoir ? Elle voit le bout de comptoir loooong et un aperçu du ciel en regardant par la fenêtre.  Votre angle vous donne la vue sur le jardin.

Looking out of window from below

Garden scene through window.

De la même manière, vous et votre enfant aurez des points de vue différents sur le partage des jouets, la propreté de la chambre, les drogues, le sexe, et le rock ‘n roll ….

Il est normal que différentes personnes aient une perspective différente. Au travail, cela s’appelle « la diversité. »

Quelle chance ! Vous avez été personnellement sélectionné pour enseigner à votre enfant comment réussir dans la diversité !  Bon courage !

2. Connectez (ou reconnectez) avec L’AUTRE

Cherchez les croyances derrière le désaccord

Selon le psychiatre Dr. Alfred Adler, chaque personne a des croyances sur elle-même, sur les autres et sur le monde. Certaines de ces croyances peuvent être bénéfiques tandis que d’autres peuvent être nuisibles et / ou erronées.

Les croyances à propos de soi

« Je suis aimé, quoi qu’il arrive. » (Croyance bénéfique)

« Je n’ai de valeur que lorsque je ne fais pas d’erreurs. Quand j’échoue, je ne vaux rien. » (Croyance de la valeur conditionnelle)

Les croyances sur les gens

« ________ (nom de toute religion ou parti politique) sont des fanatiques. » (Croyance de supériorité)

« Les parents veulent me contrôler. » (Croyance non collaborative)

« Maman / Papa dit” Non “mais ne le pense pas. » (Croyance manipulatrice)

Les croyances sur le monde

« Le monde est un endroit sûr. »

« Il n’y a pas de gagnant-gagnant. Le plus fort est le seul qui réussit. »

Un enfant qui croit que ses parents veulent le contrôler agira différemment de celui qui croit que la maison est un endroit sûr.

Pour beaucoup d’entre nous, adultes et enfants, ces croyances reposent dans notre subconscient. Alors, comment les identifier ?

Voulez-vous identifier les croyances de votre enfant ?  Fixez un rendez-vous téléphonique de 15 minutes pour découvrir.

Nos émotions révèlent nos croyances. Nos croyances déterminent nos actions.

L’Histoire d’une Famille

“Nous venions de donner à notre fils son premier téléphone portable et nous avions clairement révisé les règles avec lui, la première étant « Quand les parents appellent, tu réponds ».

À plusieurs reprises, notre fils ne rentrait pas directement à la maison après l’école et ne répondait pas à son téléphone non plus.

Un soir, je l’ai accueilli et je lui ai demandé de parler en tête-à-tête.

Parent: « Mon chéri, sais-tu que ton comportement parle? »

Enfant: « NON. Je parle avec mes mots. » Au lieu de me laisser distraire par son manque de respect, je poursuivis.

P: « Oui. Tes actions parlent. Quel est le message de ton comportement quand tu rentres tard et ne réponds pas à ton téléphone ? »

 E: « ‘Chai pas. À toi de me dire. »

 P: « Pense, mon chéri. Tu es intelligent. » C’est dit gentiment, et sérieusement. Mon fils a réalisé que j’attendais une réponse.

Silence réfléchi.

J’ai sondé, « Qu’est-ce que ton comportement dit à propos de la valeur de ton temps et du mien ? »

E : « Eh bien, je suppose que mon temps est plus important que le tien. »

P: « Est-ce vrai ? Comment te sentirais-tu si quelqu’un considérait ton temps comme moins valorisé ? »

E: « Eh bien, je serais ennuyé, et en y réfléchissant, ton temps compte autant que le mien », admet mon fils avec un sourire penaud.

Et nous avons entamé une conversation (très agréable et intéressante d’ailleurs) sur les limites. »

Le désaccord de votre enfant, que se soit en paroles ou par ses comportements, donne un aperçu sur ses croyances.

Cherchez à comprendre les perspectives des autres

Et si votre enfant prenait des décisions très intelligentes … selon sa perception des choses !

Quand un petit regarde au-dessus du comptoir de la cuisine et voit un plafond qui semble assez sûr, il n’est pas surprenant qu’il place sa main sur les plaques de cuisson allumées.

Créez un espace sécurisé pour les désaccords vocaux

Le désaccord ne s’exprime pas n’importe où.  Il faut fixer un moment et un lieu.  

Lorsqu’il n’y a pas de moyen prévu pour exprimer des points de vue différents, un désaccord peut se produire n’importe où et n’importe quand. Cela ressemble à de l’argumentation, comme choisir un combat au mauvais endroit au mauvais moment.

Dans le supermarché pendant que les parents se précipitent dans les allées bondées et l’enfant crie “JE VEUX_______. Tu ne me laisses JAMAIS choisir ! » Pendant le dîner avec les grands-parents : « Est-ce que papa a déjà ______ quand il était enfant ?  Il ne me laisse pas faire. »

C’est la raison pour laquelle nous aimons les temps d’échange en famille.  Nos copains les appellent « Family Time. » C’est un moment pour

  1. S’apprécier mutuellement,
  2. Rechercher des solutions pour des difficultés relationnelles et du quotidien
  3. S’amuser ensemble

Family council get together resolve issues

Family council get together with fun

Un « Family Time » (temps d’échange en famille)  est un lieu sûr pour les enfants (et les parents) pour exprimer leurs problèmes. Des petites crises sont même résoluent par le simple fait qu’il y aura un « Family Time » pour en discuter.

« Chéri je vois que t’es très énervé.  Tu veux le mettre sur l’agenda du « Family time » et on cherchera des solutions ensemble ? »

« Oui. » Et l’enfant précédemment perturbé passe à autre chose.

Pour être efficace, le « Family Time » (15 à 30 minutes par semaines) suit une structure claire.  Vous pouvez en savoir plus lors d’un atelier Discipline Positive.  On le pratique ensemble !

On commence par un tour d’appréciations ce qui rend tout le monde de bonne humeur. Une personne présente son propos et les autres partagent leur point de vue sur la situation.  On enchaine avec une recherche de solutions.  Celui qui a présenté le problème choisi la solution à essayer en famille.  Et hop…la semaine prochaine on fait le point.

Chaque membre de la famille y trouve sa place et contribue au bien être de chacun et de tous.

Voulez vous en savoir plus sur le Temps d’Echange en Famille (“Family Time”) ? Passez nous un coup de téléphone.

 

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